By S. - En marche à la suite de Christ

(Blog chrétien - le carnet d'un pèlerin)

dimanche 3 novembre 2019


31ème Dimanche du Temps Ordinaire — Année C



Textes du jour : Sa 11,22 - 12,2Ps 144(145) / 2Th 1,11 - 2,2 / Lc 19,1-10


Frères et Sœurs,

L’extrait de l’Evangile du jour, nous introduit au cœur du processus de conversionC’est la belle histoire d’un homme appelé Zachée qui avait une préoccupation fondamentale, celle de voir Jésus qui traversait sa ville. Mais le seul problème, c’est qu’il était de petite taille. Sa nature physique l’empêchait de voir Jésus. En plus, il était le chef des collecteurs d’impôts, ce qui signifiait pour ces contemporains juifs, qu’il collaborait avec l’occupant romain et même qu’il volait allègrement ses compatriotes en organisant des réseaux de corruption et de rackets. Cette activité de Zachée l’empêchait également de rencontrer Jésus, puisque selon la loi juive, on ne doit pas côtoyer avec les impurs, les méchants, et les voleurs. (Cf. Ps 1)

Du point de vue physique et vu l’activité qu’il mène, Zachée ne pouvait ni voir Jésus, ni prétendre le rencontrer. C’est une personne dont la nature physique, dont l’histoire personnelle, dont le contexte social et religieux de l’époque, contraint à ne pas bénéficier de la vision et de la rencontre de Jésus. Tout porte à l’exclure du salut de Dieu par le Christ.

Comme Zachée, il y a toujours des choses qui nous empêchent, malgré notre bonne volonté, de rencontrer Jésus. Cela peut être : notre position sociale ou intellectuelle ; le poids difficile des conditions de vie dans notre pays ; la connaissance avérée ou supposée des réalités qui se présentent à nous. Cela peut être également le sentiment combien lourd de l’appartenance à une famille, à des idéaux moraux et politiques qui contrastent bien souvent avec la dignité divinement révélée de l’homme.

Pourtant, le Seigneur Jésus nous fait comprendre que nous aussi, en dépit de notre état de pécheur, nous pouvons bénéficier du salut de Dieu. Malgré les limites naturelles et les malversations liées à la profession de Zachée, Jésus décide de venir, et de demeurer chez lui. Le Seigneur viendra toujours au secours de notre faiblesse en s’invitant chez nous. Il nous faudrait alors comme Zachée être capable de l’accueillir afin de bénéficier des avantages de cette rencontre. 

La finale de l’Evangile est l’expression des plus éloquentes de l’impact de l’accueil de Jésus dans nos vies : « Voilà Seigneur, dit Zachée, je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » et le Seigneur de répondre : « Aujourd’hui, le Salut est arrivé pour cette maison, car lui-aussi, [Zachée] est un fils d’Abraham.»
Je voudrais à partir de là, relever trois choses qui pourront, certainement, nous aider dans notre méditation sur les fruits de la conversion
*
Après sa rencontre avec Jésus, Zachée ne le voit plus comme un prophète quelconque, mais il s’adresse à lui en lui donnant le titre de Seigneur. Il reconnaît Jésus comme son Maître. Il lui donne la place de choix dans sa vie et dans ses décisions. C’est la base de la conversion et la première condition pour être sauvé. Rappelons-nous les propos de saint Paul : « Si de ta bouche tu confesses que Jésus est Seigneur et dans ton cœur tu crois que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé. » Rm 10,9. Et nous, reconnaissons-nous Jésus comme notre Seigneur ? Sommes-nous prêts à le reconnaître comme notre maître ? Comme celui vers qui nous nous tournons pour les orientations de nos vies qu’elles soient familiales, morales, professionnelles où civiles ?
*
La deuxième chose que je voudrais relever est l’action caritative, réparatrice et compensatrice de Zachée : « je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j’ai fait du tort à quelqu’un, je vais lui rendre quatre fois plus. » La conversion, fruit de la rencontre avec Jésus, ne s’arrête pas seulement à le reconnaître comme son Seigneur, mais elle nous pousse à l’action. A agir envers les pauvres qui sont partout autour de nous : les pauvres sur le plan matériel, sur le plan physique, sur le plan intellectuel, sur le plan spirituel, les personnes opprimées, ceux dont la dignité de personnes humaines est bafouée. La conversion, nous pousse également à reconnaître nos torts envers les autres et à poser des actes concrets en vue de les réparer. La conversion qui conduit au salut nous pousse et nous permet d’être charitables envers les autres.
*
A côté de cela, remarquons qu’au début de l’Evangile, Zachée est qualifié de collecteur d’impôts, fonction qui dans la conscience collective du peuple juif de cette époque était liée à la catégorie des pécheurs publics. Mais après sa rencontre avec Jésus il est appelé fils d’Abraham. Cela veut dire qu’il est intégré dès ce moment à la promesse de salut de Dieu à Abraham qui passe nécessairement par Jésus.
Frères et sœurs, le salut donné par le Christ, n’exclut personne, il est offert à tous et il est gratuit pour tous, car lui-même le dit si bien, je suis venu pour que le monde soit sauvé. Et ce salut que nous offre Jésus, passe par la conversion, fruit de la rencontre avec lui. Cette conversion nous fait passer de l’état de pécheur condamné à celui de pécheur pardonné. C’est ce que nous dit la première lecture : « Tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, pour qu’ils se convertissent. »

La conversion nous donne de devenir des personnes entièrement transformées, des personnes qui reconnaissent la seigneurie de Jésus dans leur vie ; des personnes qui sont prêtes à poser des actions qui illustrent de manière palpable leur volonté et leur engagement en faveur des pauvres et des défavorisés. Cela implique que la conversion ne peut être acquise de manière définitive une fois pour toute, c’est chaque jour que nous avons à faire un pas dans le sens de la conversion qui mène au salut. N’ayons donc pas peur de demander quotidiennement la grâce de la conversion au Seigneur.
Dans notre récitation de la prière du "Notre Père", le pain que nous pouvons demander en cette semaine, c’est celui de la conversion qui conduit au salut, fruit de la rencontre avec Jésus.

Puisse Notre Seigneur nous accorder le don de la conversion pour sa plus grande gloire et le salut de nos frères les hommes. A lui soient rendu honneur, louange et gloire pour les siècles des siècles.
Amen.

Abbé Jean-Chris Awoh,
Prêtre de l'Archidiocèse d'Abidjan

dimanche 20 octobre 2019



29ème Dimanche du Temps Ordinaire — Année C


Textes du jour : Ex 17, 8-13 / Ps 120 (121), 1-2, 3-4, 5-6, 7-8 / 2 Tm 3, 14 – 4, 2 / Lc 18, 1-8


 Frères et sœurs en Christ, les textes de ce jour nous montre combien de fois Dieu se fait présent à nos côtés à chaque instant de notre vie. 
 Mais, nous sommes malheureusement trop encrés dans les choses de ce monde que nous ne pouvons pas reconnaître ses actions dans nos vies et lui rendre grâce.

 Dans la première lecture de ce jour, tirée du livre de l’Exode, on voit comment Dieu, par sa toute-puissance, a donné la victoire à son peuple Israël sur les Amalécites.
Par son prophète Moise, Dieu donnait la domination à son peuple à chaque fois que la main de Moise était levée ; dès qu’il la baissait c’est le peuple d’Israël qui était dominé. Comprenons par-là frères et sœurs que nos activités, nos projets, nos pensées, nos paroles ne peuvent porter du fruit seulement si l’on met Dieu au centre. C’est une invitation à mettre Dieu au début de toutes nos actions, nos démarches... 
 Lorsque l’on veut réaliser quelque chose sans Dieu l’on va d’échec en échec, on tourne en rond sur nous-même et là on commence à récriminer contre Dieu. Bien souvent, l'on cherche les causes de nos problèmes très loin alors qu’elles sont là devant nos yeux. 

 Et le psalmiste le dit clairement : «  Si le Seigneur ne bâtit la maison les bâtisseurs travaillent en vain, si le Seigneur ne garde la ville c’est en vain que veillent les gardes » (Psaume 126). 

Oui frères et sœurs, nos vies et nos projets ne peuvent jamais aboutir sans l’assistance de Dieu. Nous refusons de mettre Dieu au centre de notre vie parce que nous sommes égoïstes et remplis de nous-même. Nous vivons dans une pseudo autosuffisance qui nous ferme à la misère de nos frères

Mais aujourd’hui, Dieu nous interpelle à travers la première lecture ; Car quand les bras de Moise s’alourdissaient c’est Aaron et Hour qui sont venus soutenir ses bras de part et d’autre. Oui, il a fallu qu’ils s’entraident afin d’apporter la victoire au peuple d’Israël sous le regard de Dieu. Le Seigneur nous comble de grâces et bénédictions, mais pour profiter de ces grâces, il nous faut cesser d’être égoïstes et marcher main dans la main avec nos frères et sœurs.

 C’est cette attitude mauvaise de l’homme égoïste qui veut vivre sans Dieu que le Christ nous présente dans l’Evangile à travers le personnage du juge qui est insensible aux besoins de ses frères les pauvres et les malheureux. 

 Mais face à toutes ces personnes, face à tous ceux qui aujourd’hui encore continuent à faire le mal, à se moquer des préceptes divins, le Seigneur nous rassure, et nous dit : il fera justice à ses élus qui crient vers lui.

 Oui, le Seigneur ne nous abandonne jamais, il entend le cri de ses enfants et répond au temps favorable à tous ceux qui gardent la foi et lui restent fidèles. Le Seigneur répond aux appels de ses enfants qui crient vers lui sans se décourager et qui font sa volonté à l’instar de la veuve qui réclamait justice dans l’évangile de ce jour.

 Malheureusement, nous sommes tentés et disons souvent ‘depuis je prie je ne vois rien ou encore j’ai prié jusqu’à… rien’.  

 Jésus, nous le dit clairement en ce jour, il faut toujours prier sans se décourager. 
 Cependant, faisons-nous assez confiance à Dieu, avons-nous assez foi en lui pour le laissez agir dans nos vies au temps que lui-même a fixé ? N’allons nous pas perdre confiance et dérouter ? Voilà, pourquoi Jésus se demande en ce matin s’il trouvera encore la foi à son retour.

 Frères et sœurs, le Fils de l’homme trouvera la foi à son retour sur la terre seulement si nous demeurons fermement attachés à Sa parole et à Son enseignement. C’est pourquoi l’apôtre Paul dans la deuxième lecture invite Timothée à demeurer ferme à tout ce qu’il lui a enseigné à travers les saintes écritures. Car c’est par cette parole que nous pourrons être équipés afin de faire toute sorte de bien. Ainsi nos prières monterons d’un cœur sans partage vers le Seigneur qui a fait le ciel et la terre de qui nous viens le secours tel que chanté dans le psaume de ce matin.

Prions les uns pour les autres afin d’être non seulement des hommes et des femmes attachés à la Parole de Dieu, mais surtout des gens qui font du Seigneur le centre de toutes leurs actions. Amen !

Abbé Joseph Milafany
Prêtre de l'Archidiocèse d'Abidjan

dimanche 23 juin 2019


Sion, célèbre ton Sauveur,
chante ton chef et ton pasteur
     par des hymnes et des chants.

Tant que tu peux, tu dois oser,
car il dépasse tes louanges,
     tu ne peux trop le louer.

Le Pain vivant, le Pain de vie,
il est aujourd’hui proposé
     comme objet de tes louanges.

Au repas sacré de la Cène,
il est bien vrai qu’il fut donné
     au groupe des douze frères.

Louons-le à voix pleine et forte,
que soit joyeuse et rayonnante
     l’allégresse de nos cœurs !

C’est en effet la journée solennelle
où nous fêtons de ce banquet divin
     la première institution.

À ce banquet du nouveau Roi,
la Pâque de la Loi nouvelle
     met fin à la Pâque ancienne.

L’ordre ancien le cède au nouveau,
la réalité chasse l’ombre,
     et la lumière, la nuit.

Ce que fit le Christ à la Cène,
il ordonna qu’en sa mémoire
     nous le fassions après lui.

Instruits par son précepte saint,
nous consacrons le pain, le vin,
     en victime de salut.

C’est un dogme pour les chrétiens
que le pain se change en son corps,
     que le vin devient son sang.

Ce qu’on ne peut comprendre et voir,
notre foi ose l’affirmer,
     hors des lois de la nature.

L’une et l’autre de ces espèces,
qui ne sont que de purs signes,
     voilent un réel divin.

Sa chair nourrit, son sang abreuve,
mais le Christ tout entier demeure
     sous chacune des espèces.

On le reçoit sans le briser,
le rompre ni le diviser ;
     il est reçu tout entier.

Qu’un seul ou mille communient,
il se donne à l’un comme aux autres,
     il nourrit sans disparaître.

Bons et mauvais le consomment,
mais pour un sort bien différent,
     pour la vie ou pour la mort.

Mort des pécheurs, vie pour les justes ;
vois : ils prennent pareillement ;
     quel résultat différent !

Si l’on divise les espèces,
n’hésite pas, mais souviens-toi
qu’il est présent dans un fragment
     aussi bien que dans le tout.

Le signe seul est partagé,
le Christ n’est en rien divisé,
ni sa taille ni son état
     n’ont en rien diminué.

Le voici, le pain des anges,
il est le pain de l’homme en route,
le vrai pain des enfants de Dieu,
     qu’on ne peut jeter aux chiens.

D’avance il fut annoncé
par Isaac en sacrifice,
par l’agneau pascal immolé,
     par la manne de nos pères.

Ô bon Pasteur, notre vrai pain,
ô Jésus, aie pitié de nous,
nourris-nous et protège-nous,
fais-nous voir les biens éternels
     dans la terre des vivants.

Toi qui sais tout et qui peux tout,
toi qui sur terre nous nourris,
conduis-nous au banquet du ciel
et donne-nous ton héritage,
     en compagnie de tes saints.


Amen.

Texte de St Thomas d'Aquin

A vous chers lecteurs, nous souhaitons une bonne fête du Saint Sacrement ! 

M-H_Dmi, la petite fleur du Christ

vendredi 12 avril 2019



Bonjour les amis, aujourd’hui, nous vous partageons un article vraiment hors-série, c’est-à-dire qui ne fait pas partie intégrante de nos rubriques habituelles.

Il est question de ce que nous pourrions appeler petit cours de vocabulaire ou de culture générale selon l’appréciation de chacun.

Nous parlerons du verbe « Prier ».






Pourquoi avoir choisir le verbe prier ? En effet, nous avons constaté que nous rencontrons très souvent quelques difficultés avec ce verbe dans l’expression de notre foi catholique, ceci en raison des différents cultes que nous pratiquons.


Déjà dans la langue française, il faut savoir les définitions du verbe « Prier ».

Prier porte les sens suivants :

  • Religion

-> Prier Dieu : Elever son âme vers Dieu par la prière (adorer Dieu)

-> S’adresser à Dieu dans une prière instante ou s’adresser à un saint pour une demande d’intercession : pour quelqu’un ou quelque chose.

  • Demander par grâce, avec insistance et humilité ou au moins déférence prier quelqu’un, prier quelqu’un de

-> adjurer, conjurer, implorer, requérir, solliciter, supplier
  • Prier quelqu’un à 
è Inviter dans les termes requis par la politesse.


Ainsi de manière étymologique, employer le verbe « Prier » pour dire :
-        - « Je prie Dieu »
-        - « Je prie Marie »
-        - « J’ai prié tous les Saints et mon ange gardien »
-        - « J’ai même prié maman en vain, je n’eus pas gain de cause. »

Ne devrait aucunement poser de problème. Car littéralement cela est juste.

Cependant, ce qu’il faut savoir c’est que dans le culte catholique, employer ces différentes locutions ne renvoie pas à la même réalité comme beaucoup le pensent.


A quoi cela renvoie-t-il dans le culte catholique ?

-> Prier Dieu (Le culte voué au Dieu un et trine) : culte de Latrie

La latrie est un mot qui vient du grec «latreia» qui veut dire adoration.
Le culte de latrie est un terme utilisé en théologie qui veut dire : service ou culte rendu à Dieu seul. Il est exclusivement réservé à la Sainte Trinité : Dieu Père, Dieu Fils, Dieu Esprit Saint qui ensemble reçoivent même gloire et adoration.


-> Prier les saints, prier les anges (le culte rendu aux anges et aux saints) : culte de Dulie

La dulie est un mot qui vient du grec « doulos » qui veut dire servitude. Mais dans notre cadre de figure il renvoie au « service ». 
Ainsi le culte de dulie, doit s’adresser aux saints et aux anges comme à des serviteurs de Dieu.
C’est un culte qui est fait de respect, de confiance, d’attachement, exprimés par des prières et des gestes de dévotion.
Ce culte contrairement à la latrie, la dulie est un culte de vénération adressé aux saints serviteurs de Dieu.


-> Prier Marie (le culte rendu à la Sainte Vierge Marie) culte de l’hyperdulie


L’hyperdulie est comme la dulie est culte de vénération. Cependant, Marie n’est pas sainte au même titre que tous les autres. Elle en est la plus grande car devant Dieu elle a trouvé la grâce : elle est la Mère de Dieu.
De ce fait le culte qui lui est rendu est l’expression de vénération de la servante par excellence située au-dessus de tous les autres serviteurs.
Ainsi, faut-il retenir de ces locutions portent ces sens systématique:
  • Je prie Dieu à J'adore Dieu.
  • Je prie les saints, les anges à Je les admire, je les honore, je sollicite de leur bienveillance pour quelque chose ou quelqu'un.
  • Je prie la Sainte Vierge Marie à je l’honore, je sollicite de sa bienveillance pour quelque chose ou quelqu’un.


Par ailleurs, il est important de souligner que le fait de prier les saints, les anges, la Sainte Vierge Marie n’est pas parallèle ou concurrentiel au fait de prier Dieu, mais plutôt dérivé de l’adoration qui lui rendu.


En effet,

      En raison de vérité de foi
-> Par la prière nous nous (l’Eglise entière) joignons aux anges qui sont constamment devant de la face du Père (Matthieu 18,10) pour adorer le Seigneur trois fois Saint.

      En raison de la communion des saints, vérité de foi pour nous
-> Par la prière nous communions avec tous les saints au mystère du salut. Nous les prions (leur demandons) d’adresser des prières pour nous à Dieu comme nous le faisons avec nos frères de l’Eglise militante.

A travers la Vierge Marie, les saints, les anges et nos prochains, nous contemplons l’œuvre vivifiante et sanctifiante de Dieu, ce qui davantage ravive notre ardeur au premier culte rendu qui est l’adoration à Dieu.


En conclusion, n’ayons pas peur d’employer le verbe « Prier » car cela ne constitue pas une erreur, un abus de langage ou encore moins une hérésie. Il peut s’employer de bien de manières possibles tout en ayant des sens différents.



M-H_Dmi, la petite fleur du Christ.

jeudi 28 mars 2019

Comme il est programmé dans notre calendrier, aujourd'hui, Mercredi 27 Mars est jour de l'épitomé selon S.
Vous, nos lecteurs assidus,  vous seriez assurément rendus compte que le Mercredi 20 Mars il n'y a pas eu de publication d'article. Cependant, nous tenons à vous assurer et rassurer que l'article prévu pour ce jour là sera publié.

Trêve de bavardage! 

En ce jour à l'école de Cyprien de Carthage, père de l'Eglise, nous parlerons de la générosité; Plus précisément de la miséricorde des uns envers les autres.

Que nous dit Cyprien à ce sujet?

Dieu nous a dit lui-même comment retrouver sa faveur.
 - Pratiquer la justice c'est contenter Dieu. 
 - Faire preuve de miséricorde, c'est effacer des péchés.

Nous lisons sous la plume de Salomon : "Enferme ton aumône dans le cœur du pauvre et elle plaidera pour toi, te délivrant de tout malheur " (Si 29, 12)
Et encore: " Celui qui se bouche les oreilles pour ne pas entendre le faible invoquera Dieu sans être entendu" (Pr 21, 13).

On ne peut obtenir la miséricorde de Dieu sans s'être montré soi-même miséricordieux et l'on ne connaîtra pas la bonté de Dieu si l'on n'a pas fait preuve d'humanité devant la prière du pauvre.

C'est ce que l'Esprit confirme dans les Psaumes : "Heureux celui qui comprend les besoins du nécessiteux, de celui qui est dans la gêne et la pauvreté : au jour du malheur Dieu le délivrera" (Ps 41, 2).

Nos seules prières ne peuvent aboutir sans que la force des actes ne l'appuie efficacement.




Très chers, puissions-nous profiter de ce temps de carême pour faire cet exercice d'amour qu'est faire preuve de compassion et de générosité envers toutes ces personnes beaucoup plus faibles que nous. Aussi, prenons-nous la ferme résolution que cela s'intègre dans nos habitudes au quotidien. Car les efforts de carême ne se limitent pas aux quarante jours mais font office de tremplin pour aller davantage en profondeur dans notre intimité avec le Christ. 


M-H_Dmi; La petite fleur du Christ.

mardi 26 mars 2019

Notre méditation ce jour portera sur l'Evangile selon Matthieu 18, 21-35

Aujourd'hui, le Seigneur nous invite à ne pas limiter notre pardon à l'image de sa miséricorde qui est infinie.
En effet Christ, invitant Pierre à pardonner soixante-dix fois sept fois lui montre une nouvelle dimension de sa miséricorde (de la miséricorde de Dieu). A travers Pierre, c'est chacun de nous que le Seigneur invite dans cette dynamique du pardon qui doit être offert chaque jour, à chaque instant et ce sans limite. Mieux encore il nous invite à recevoir le pardon  de nos frères pour être de véritables témoins de son amour infini et de sa grande miséricorde. Car quiconque qui refuse le pardon de son frère ne peut prétendre vouloir recevoir le pardon d'autrui encore moins de Dieu (comme j'aime le dire c'est assez farfelu comme attitude 😅).
Ainsi, je vous inviterai à mon exemple à faire cet effort, ce grand exercice du pardon afin que chaque fois que vous aurez à réciter le "Notre Père " vous ne vous rendrez pas coupable de mensonge à la partie "Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés". 😎.
Il n'est pas facile le pardon pour nous, mais rappelons-nous que c'est un cœur humain qui a consenti au plus grand sacrifice pour le pardon de nos péchés (car Christ est vrai homme et vrai Dieu) et à son image nous avons été créés. Alors mes amis, à la source qui a jailli de son côté, abreuvons-nous afin d'être de véritables témoins dans notre monde qui a soif de pardon, d'amour, en somme de miséricorde.

Heureux Mardi,
M-H_Dmi, la petite fleur du Christ.

mercredi 13 mars 2019


Une semaine que nous avons entamé notre marche à la suite de Christ dans le désert. Et c'est dans cette veine que nous poursuivons avec notre thématique de la réconciliation avec Dieu à savoir la confession, la repentance ...

Aujourd'hui encore, dans cet épitomé nous sommes à l'école de St Augustin qui nous parle de
Se repentir vraiment
Vous comprendrez par là: "Qu'est ce que se repentir ?"




Je reconnais ma faute. - Ps 51,5
 Je reconnais mes fautes et toi tu les pardonnes.

Vivons une vie de bien, mais sans prétendre vivre sans pécher. Alors les louanges seront demande de grâce.

Mais les hommes sont désespérants : ils prennent d'autant moins conscience de leurs péchés qu'ils sont avides de connaître ceux des autres. Ils ne cherchent pas à se corriger mais à mordre. Comme ils ne se trouvent pas d'excuses pour eux-mêmes, ils se mettent à accuser les autres.

Ce n'est assurément pas ce que nous propose le Psalmiste comme exemple de prière qui plaît à Dieu quand il dit : 
Je reconnais ma faute et mon péché est toujours devant moi.
Il ne recherche pas les péchés des autres. C'est lui-même qu'il met en examen sans complaisance, descendant avec rigueur jusqu'au fond de son cœur. Sans indulgence pour lui-même, il n'en demande pas non plus de légèreté. Car le péché ne peut demeurer impuni.

Il est puni ou bien par l'homme qui se repend, ou bien par Dieu qui le juge. Il est donc puni ou bien par toi, malgré toi, ou bien par Dieu, avec toi.

Qu'est ce que se repentir, sinon s'irriter contre soi-même?
Celui qui se repend est en colère contre soi. Quand tu te frappes la poitrine, tu es en colère contre ton cœur parce que tu veux plaire à ton Seigneur.

" Irritez-vous et ne péchez plus" (Ps 4,5) est-il écrit.

La repentance du cœur, voilà le sacrifice que Dieu demande.

St Augustin

samedi 9 mars 2019

Seigneur, apprends-nous à nous abandonner totalement à toi; te laissant plein pouvoir des actions dans notre vie.
C'est en toute conscience et connaissance de notre condition humaine que nous t'offrons, dans la plus grande humilité, notre être entier avec toutes ses faiblesses.



Puisse notre esprit brisé rencontré ton Esprit pour une relation davantage centrée sur Toi.
Amen.

M-H_Dmi, la petite Fleur du Christ

mercredi 6 mars 2019


Aujourd'hui nous débutons le carême avec l'imposition des cendres.
A vous chers lecteurs, nous souhaitons un bon cheminement dans le désert avec le Christ.

Pour l'épitomé de ce jour, St Augustin nous parle de la confession action de la glorification de Dieu.

Présentons-nous devant Dieu en confessant. Ps 95,2

Il y a deux sortes de confessions: celle des louanges et celle de regrets.
L'une veut honorer celui dont on chante les louanges, l'autre exprime la repentance de celui qui confesse ses fautes.

Louer Dieu c'est une confession, s'accuser c'est une confession. On ne peut rêver de meilleur langage.

Confesser la louange de Dieu ou sa miséricorde, c'est toujours le louer.

Présentons-nous devant en confessant.

Pourquoi aller au devant de lui? C'est qu'il va venir. 
Ainsi avant qu'il ne vienne notre confession condamne nos fautes afin qu'il ne trouve pas en nous des péchés à condamner mais une repentance à couronner.

Quand tu confesses tes péchés cela n'a-t-il aucun rapport avec la louange de Dieu? Si, et même un rapport étroit !

Plus désespéré est l'état du malade, et plus le médecin sera loué. Plus tes iniquités te désespèrent, plus il te faut confesser tes péchés.

C'est un chant de louange, car en reconnaissant nos péchés, nous chantons la gloire de Dieu.

St Augustin



Bon temps de carême !

mercredi 27 février 2019



Pour notre premier épitomé de l'an du Seigneur 2019, nous vous partageons un commentaire de St Augustin (Père de l'Eglise) fait sur un verset de Psaumes.


 Seigneur, prêtre l’oreille à a voix de ma prière !  Ps 140,7.

 La voix de ma prière, c’est la prière de toute ma vie, la prière de mon âmeNon pas le son de ma voix. 
Un discours sans âme est un bruit mais non une voix.
La voix est le propre des êtres qui ont une âme et qui vivent vraiment.

 Nombreux sont ceux qui prient Dieu sans avoir pour lui le moindre sentiment, sans même s’en faire une juste idée. Ils peuvent faire entendre le bruit de la prière mais non la voix de la prière, car il y manque la vie.

 Mais celui qui a connu la vie, qui a compris qui est son Dieu, qui a connu celui qui l’a rendu libre et sait comment il a été libéré, celui-là fait entendre la voix de sa prière. 

St Augustin