By S. - En marche à la suite de Christ

(Blog chrétien - le carnet d'un pèlerin)

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mercredi 25 mars 2020


Jésus Christ, le Fils de Dieu, conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie.


 L'Annonciation à la Vierge est d'abord la fête de l'Incarnation puisque Dieu commence en Marie sa vie humaine.

La liturgie, ce jour, nous raconte comment cette nouvelle a été annoncée à la Vierge de Nazareth.


Aujourd'hui, 25 Mars, nous célébrons "l'annonciation du Seigneur" soit neuf (09) mois avant la Nativité de Notre Seigneur Jésus-Christ. Cependant, cette date ne s'est pas immédiatement imposée partout (exemple vers l'an 1000 en Espagne, on fêtait une semaine avant Noël, soit le 18 Décembre) , quoiqu'il en soit, elle a toujours été située dans la perspective de la Nativité du Seigneur . 
Autrefois appelée "l'annonce de la divine incarnation à la bienheureuse Vierge Marie", cette célébration voit le jour à l'issu du concile de Tolède, en 626.

Il a suffi d'un oui
d'un oui de jeune fille
pour que Soudain tout brille
aux plaines de la nuit.
(*1)

Dieu envoya son Fils, mais pour lui donner son humanité (lui façonner un corps), il a voulu la libre coopération d'une créature. Il choisit pour être Mère de son Fils, une fille d'Israël, une jeune juive de Nazareth en Galilée: "une vierge, accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph; et le nom de la jeune fille était Marie." (Luc 1, 26-27)

Oui, contre toute attente humaine, Dieu s'est choisi, comme nous le dit Paul au verset 27 du chapitre 1 de sa première lettre aux Corinthiens, ce qui était tenu pour impuissant et faible pour montrer sa fidélité à sa promesse. 
L'Annonciation à Marie inaugure la plénitude des temps, c'est-à-dire l'accomplissement des promesses. Marie est invitée à concevoir Celui en qui habitera corporellement la plénitude de la divinité.
Avec la fille de Sion, par excellence, après la longue attente de la promesse, s'accomplissent les temps et s'instaure l'économie nouvelle. Par elle, le Fils de Dieu prit la nature humaine pour libérer l'homme du péché.(*2)

Pour cela il l'a fallu "toute sainte" . En effet, pour pouvoir exprimer librement sa foi à l'annonce de sa vocation, Marie fut toute portée par la grâce de Dieu. Et c'est cela qu'exprime l'Ange dans sa salutation: " Je te salue Marie, comblée-de-grâce, le Seigneur est avec toi." (Luc 1,28)
Marie a trouvé grâce auprès de Dieu qui l'a pourvue d'une faveur singulière, en vue des mérites de Jésus-Christ sauveur de l'humanité.

En sa réponse, résonne l'expression de sa Foi et de sa totale obéissance : "Je suis la servante du Seigneur; qu'il m'advienne selon ta parole" (Luc 1, 37-38)

Ainsi, il plut au Père des miséricordes que l'Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l'oeuvre de mort (Eve), de même une femme contribuât aussi à la vie (Marie). (*3)

Marie, pour nous est plus qu'un modèle, Elle est notre mère. Par son consentement à la Parole de Dieu et le don de sa personne comme servante du Seigneur, elle nous ouvre les portes du mystère de la Rédemption. Comme le dit Saint Irénée : " Par son obéissance elle est devenue, pour elle-même et pour tout le genre humai, cause de salut".

A l'image de Marie, que Dieu nous fasse la grâce d'être l'humble servante / serviteur et qu'à chacun de ses appels nous répondons : " Que tout se passe pour moi selon ta parole".

Je vous salue, Marie, pleine de grâce,
Le Seigneur est avec vous,
Vous êtes bénie entre toutes les femmes,
Et Jésus le fruit de vos entrailles est béni.
Sainte Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous pauvres pécheurs,
Maintenant et à l’heure de notre mort.

Amen.

Bonne fête de l'annonciation du Seigneur !


M-H_Dmi, la petite Fleur du Christ



Reférences : Textes bibliques - Missel -  Catéchisme de l'Eglise Catholique - Lumen Gentium (*2) 55 / (*3) 56 - (*1) première strophe d'un poème de J. VUAILLAT, Mariales 

vendredi 12 avril 2019



Bonjour les amis, aujourd’hui, nous vous partageons un article vraiment hors-série, c’est-à-dire qui ne fait pas partie intégrante de nos rubriques habituelles.

Il est question de ce que nous pourrions appeler petit cours de vocabulaire ou de culture générale selon l’appréciation de chacun.

Nous parlerons du verbe « Prier ».






Pourquoi avoir choisir le verbe prier ? En effet, nous avons constaté que nous rencontrons très souvent quelques difficultés avec ce verbe dans l’expression de notre foi catholique, ceci en raison des différents cultes que nous pratiquons.


Déjà dans la langue française, il faut savoir les définitions du verbe « Prier ».

Prier porte les sens suivants :

  • Religion

-> Prier Dieu : Elever son âme vers Dieu par la prière (adorer Dieu)

-> S’adresser à Dieu dans une prière instante ou s’adresser à un saint pour une demande d’intercession : pour quelqu’un ou quelque chose.

  • Demander par grâce, avec insistance et humilité ou au moins déférence : prier quelqu’un, prier quelqu’un de

-> adjurer, conjurer, implorer, requérir, solliciter, supplier
  • Prier quelqu’un à 
è Inviter dans les termes requis par la politesse.


Ainsi de manière étymologique, employer le verbe « Prier » pour dire :
-        - « Je prie Dieu »
-        - « Je prie Marie »
-        - « J’ai prié tous les Saints et mon ange gardien »
-        - « J’ai même prié maman en vain, je n’eus pas gain de cause. »

Ne devrait aucunement poser de problème. Car littéralement cela est juste.

Cependant, ce qu’il faut savoir c’est que dans le culte catholique, employer ces différentes locutions ne renvoie pas à la même réalité comme beaucoup le pensent.


A quoi cela renvoie-t-il dans le culte catholique ?

-> Prier Dieu (Le culte voué au Dieu un et trine) : culte de Latrie

La latrie est un mot qui vient du grec «latreia» qui veut dire adoration.
Le culte de latrie est un terme utilisé en théologie qui veut dire : service ou culte rendu à Dieu seul. Il est exclusivement réservé à la Sainte Trinité : Dieu Père, Dieu Fils, Dieu Esprit Saint qui ensemble reçoivent même gloire et adoration.


-> Prier les saints, prier les anges (le culte rendu aux anges et aux saints) : culte de Dulie

La dulie est un mot qui vient du grec « doulos » qui veut dire servitude. Mais dans notre cadre de figure il renvoie au « service ». 
Ainsi le culte de dulie, doit s’adresser aux saints et aux anges comme à des serviteurs de Dieu.
C’est un culte qui est fait de respect, de confiance, d’attachement, exprimés par des prières et des gestes de dévotion.
Ce culte contrairement à la latrie, la dulie est un culte de vénération adressé aux saints serviteurs de Dieu.


-> Prier Marie (le culte rendu à la Sainte Vierge Marie) : culte de l’hyperdulie


L’hyperdulie est comme la dulie est culte de vénération. Cependant, Marie n’est pas sainte au même titre que tous les autres. Elle en est la plus grande car devant Dieu elle a trouvé la grâce : elle est la Mère de Dieu.
De ce fait le culte qui lui est rendu est l’expression de vénération de la servante par excellence située au-dessus de tous les autres serviteurs.
Ainsi, faut-il retenir de ces locutions portent ces sens systématique:
  • Je prie Dieu à J'adore Dieu.
  • Je prie les saints, les anges à Je les admire, je les honore, je sollicite de leur bienveillance pour quelque chose ou quelqu'un.
  • Je prie la Sainte Vierge Marie à je l’honore, je sollicite de sa bienveillance pour quelque chose ou quelqu’un.


Par ailleurs, il est important de souligner que le fait de prier les saints, les anges, la Sainte Vierge Marie n’est pas parallèle ou concurrentiel au fait de prier Dieu, mais plutôt dérivé de l’adoration qui lui rendu.


En effet,

      En raison de vérité de foi
-> Par la prière nous nous (l’Eglise entière) joignons aux anges qui sont constamment devant de la face du Père (Matthieu 18,10) pour adorer le Seigneur trois fois Saint.

      En raison de la communion des saints, vérité de foi pour nous
-> Par la prière nous communions avec tous les saints au mystère du salut. Nous les prions (leur demandons) d’adresser des prières pour nous à Dieu comme nous le faisons avec nos frères de l’Eglise militante.

A travers la Vierge Marie, les saints, les anges et nos prochains, nous contemplons l’œuvre vivifiante et sanctifiante de Dieu, ce qui davantage ravive notre ardeur au premier culte rendu qui est l’adoration à Dieu.


En conclusion, n’ayons pas peur d’employer le verbe « Prier » car cela ne constitue pas une erreur, un abus de langage ou encore moins une hérésie. Il peut s’employer de bien de manières possibles tout en ayant des sens différents.



M-H_Dmi, la petite fleur du Christ.