By S. - En marche à la suite de Christ

(Blog chrétien - le carnet d'un pèlerin)

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mercredi 24 mai 2017





‘‘ Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé’’ Luc 18,14

L’intérieur au-delà des apparences est l’intitulé que nous avons donné à ce passage qui illustre la prière de deux hommes de statuts socio-religieux opposés.

Comme le dicton « Tout ce qui brille n’est pas or » nous l’indique, les apparences sont parfois trompeuses et il faut savoir que tous ceux qui paraissent pieux ne le sont pas forcément.

Le passage de Luc 18, 9-14, qui relate une des paraboles du Christ est une invite à une vie spirituelle intérieure vraie pure, humble et profonde allant au-delà des apparences que nous affichons.

‘‘L’intérieur au-delà des apparences’’. Décortiquons la parabole du Pharisien et du Publicain.
  
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Dès l’entame de son texte, Luc nous fait savoir la caractéristique de l’auditoire auquel était adressée cette parabole : « ceux qui se flattaient d’être justes aux yeux de Dieu et qui méprisaient les autres » Luc 18, 9.

Nous pourrions interpréter cela par tous ceux qui :
  • ont une position religieuse « noble »,
  • sont assidus dans la prière et le jeûne,
  • font preuve de charité en payant scrupuleusement la dîme
  •  sont respectueux des règles et rites religieux…
Et qui méprisent ceux qu’ils qualifient de païens, qui ne respectent pas à la lettre les règles de piété qui les incombent.

(A cette époque, ceux là étaient les pharisiens, les maîtres de la loi… mais chacun de nous peut s’y identifier car bien souvent nous avons l’impression, le sentiment d’être saints, parfaits, ce qui entraîne la plupart du temps la comparaison avec les autres, et ce toujours à notre avantage.)

Pour cet auditoire, le Christ met en relief une histoire s’articulant autour de deux personnages bien spécifiques :

  • Un pharisien : il appartient à la « caste » la plus influente du judaïsme, celle des « purs et durs ». Ils jouissaient d’un grand respect auprès du peuple juif. Ils mettaient en pratique scrupuleusement la loi, à tous les détails de la vie quotidienne, ils prient, jeûnent et font des aumônes. Mieux, ils s’imposaient souvent une rigueur dépassant même celle que la loi exigeait. C’était des personnes remarquables.

  •  Un publicain : il était tout le contraire du pharisien. Autant le pharisien était bien perçu, autant le publicain était détesté de tous. Les publicains étaient des juifs qui collaborent avec les autorités romaines qui leur affermaient les taxes et impôts. Ils étaient riches et menaient une vie fastueuse, plus proche de la culture gréco-romaine païenne que des préceptes juifs. Les juifs pieux les haïssaient : ils ne leur parlaient pas, ne les touchaient pas et ne mangeaient pas avec eux car ils étaient « impurs » puisqu’ils touchaient l’argent idolâtrique, celui des romains à l’effigie des empereurs païens.

Qui montent tous deux dans le temple (Luc 18,10) .

Ces deux hommes qui montent au temple sont deux archétypes de l’être humain et du chrétien, aux antipodes l’un de l’autre.

Cependant, ceux-ci font une même démarche, et non des moindres : « Ils montent au Temple pour prier ».

Le temple était considéré par les Israélites comme la résidence de Dieu sur terre. C’était le lieu où étaient offerts les sacrifices à Dieu (contrairement aux synagogues qui n’étaient que les lieux de culte).

Ainsi, ces deux hommes décident d’aller à la rencontre de Dieu, par élévation de leur esprit.

Si l’on s’arrêtait à ce verset, la logique aurait voulu que l’homme dont la prière aurait été agréée par le Seigneur soit le Pharisien, ‘‘le saint homme’’ ! Mais poursuivons notre étude.

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Observons l’attitude des deux hommes une fois entrés dans le temple.

Le pharisien et le publicain font une même démarche mais une fois dans le temple leurs attitudes diffèrent.

En effet, comme Luc nous le rapporte dans les versets 11, 12 et 13, le pharisien (l’homme saint, adulé par tous,) a une attitude de suffisance, tandis que le publicain (le collecteur d’impôt, méprisé par tous) a, lui, une attitude d’humilité.

         -       L’attitude du pharisien (Luc 18,11-12)

«Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : ‘‘ Ô Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont des voleurs, mauvais et adultères ; je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d’impôts. Je jeûne deux jours par semaine et je te donne le dixième de tous mes revenus.’’ »

·         Debout, priait en lui-même : une posture de fierté, il s’écoute prier, fier de lui.

·         Ô Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes : waouh! Une action de grâce très particulière ! Il rend grâce à Dieu, non pas pour la grâce reçue, mais pour la qualité de sa personne, pour sa droiture sans aucune compassion pour ceux qui peinent à suivre et mettre en pratique les commandements. Une attitude de personne imbue de sa propre bonté.

·         Qui sont des voleurs, mauvais et adultères : il se fait juge or Dieu est l’unique juge. C’est lui qui justifie le juste et condamne l’impie.

·         Je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d’impôts : il rend grâce à Dieu en s’auto-satisfaisant et méprisant un individu qu’il ne connaît absolument pas.

·         Je jeûne deux jours par semaine et je te donne le dixième de tous mes revenus : c’est un homme d’exploit, il rappelle à Dieu qu’il observe la loi, mieux, il fait beaucoup plus que ce qui lui incombe car lui il jeûne deux fois par jour alors qu’il est de devoir de jeûner une fois par an pour les Israélites (le jour des expiations) et payait la dîme sur tous ses revenus tandis qu’il était prescrit de prélever la dîme sur les produits de la terre après la récolte.

Un homme remarquable avec des réalisations religieuses impressionnantes, mais dont le cœur ne reflète pas la moindre trace de la reconnaissance de la grâce de Dieu dans sa vie. Empreint d’orgueil, il se suffit à lui-même faisant montre de sa minutie dans l’observance de la loi, méprisant les autres hommes jusqu’à calomnier ce publicain qui lui est totalement inconnu.

Cet homme à l’allure pieuse, que tout le monde estime, du rang noble qu’il occupe dans la hiérarchie religieuse, n’est au fond de lui-même que l’opposé de cette noblesse. Il arrive même à se mettre à la place de Dieu en se justifiant lui-même.

          -       L’attitude du publicain (Luc 18, 13)

« Le collecteur d’impôts, lui, se tenait à distance et n’osait pas même lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine et disait ‘‘ Ô Dieu, aie pitié de moi qui suis un pécheur’’»

·         Se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers le ciel : c’est avec une bien mauvaise conscience que le publicain s’est rendu au temple. Accablé par son indignité, il n’ose pas avancer prêt du sanctuaire et encore moins fixer son regard vers le ciel.

·         Il se frappait la poitrine : Son geste marque son désarroi, la tristesse dans laquelle son âme est plongée du fait de la peine causée à Dieu.

·         Ô Dieu, aie pitié de moi : Il élève une supplication au Seigneur (Seigneur, que mes péchés soient expiés) ;  Il implore Sa miséricorde.

·         Moi qui suis un pécheur : Le publicain se reconnait coupable devant Dieu, il n’avait rien pour impressionner Dieu, rien pour se justifier. Les mains vides, il présente l’état de son âme, celle du pécheur qui sans la grâce infini du Seigneur, n’est rien.

Un homme remarquable avec pleins de défaut, méprisé par la société, mais dont le cœur reflète une grande humilité, une reconnaissance de la magnanimité de Dieu. 
Qui aurait cru qu’un tel païen pouvait prendre le chemin du temple, jusqu’à s’abandonner totalement à Dieu, dans toute sa faiblesse ?  Fait étonnant, et édifiant !

Un contraste inattendu, assez bouleversant.

Luc nous rapporte au verset 14 que le Christ affirma : « Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l’autre non ». Une sentence choquante mais qui nous rappelle à l’ordre.

Dans son incertitude à pouvoir gagner la miséricorde du Seigneur, le pécheur de par son humilité fut justifié tandis que celui qui fut plein de confiance en l’assurance de son salut déjà bien gagné, n’eut été sauvé du fait de sa suffisance.

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A l’image du pharisien, un faux sentiment d’assurance nous amène parfois à croire que nous sommes meilleurs que les autres dans ce pèlerinage à la suite du Christ. Il nous pousse de même à nous appuyer sur Dieu avec notre vertu oubliant ou feignant d’ignorer notre faiblesse si grande et si profonde qui est le véritable état de notre âme.

Emporté dans la jouissance des « grâces » que notre grand zèle pour les choses de Dieu nous procure, nous en arrivons même à perdre de vue l’essentiel, la disposition de notre cœur, l’amour que Dieu recherche en nous, l’humilité qu’il recherche en nous, cette image parfaite et réelle de Lui qu’il voudrait retrouver en nous. Oui, Dieu n’est pas centré sur lui-même, il permet la création et se donne toujours et nous en sommes tout le contraire.

Ce n’est pas seulement notre vertu, notre assiduité et notre dévouement dans les œuvres de l’Eglise, notre respect scrupuleux des règles et des rites religieux, qui nous assureraient le salut, loin de là ! Comme tous ceux que nous méprisons, prostitués, voleurs, bandits de grands chemins, terroristes... Cela seul ne suffit pas. L'essentiel pour nous garantir le Salut c'est Christ. Et cela passe par la conversion véritable de notre cœur, non pas par notre apparence de converti, de croyant, d’hommes ou de femmes pieuses.

Seigneur, donnes-nous la grâce de pouvoir grandir dans la reconnaissance continuelle de ta bonté, de ta grâce et de ta miséricorde. Apprends-nous à t’aimer dans notre prochain, à ne pas nous établir juge des autres, à apprendre à nous abaisser, à taire nos suffisances et à nous appuyer sur toi avec nos faiblesses. Amen

Puisse l’Esprit de Dieu guider chacun de nos pas tout au long de ce pèlerinage sur terre.




M-H_Dmi, la petite fleur du Christ

mardi 6 décembre 2016


« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : ‘‘Seigneur, Seigneur’’, qui entreront dans le Royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Matthieu 7, 21

Matthieu 7, 21-23 traduit une partie du sermon de Christ sur la montagne. Ce passage est une invite à la quête véritable de Dieu le Père au travers de son Fils (Car nul ne connait le Père que s’il connait le Fils, et ne peut faire la volonté du Père qu’en suivant les enseignements donnés par le Fils).

Nous avons intitulé ce passage « Dire et faire », inspirés par la traduction Français courant de la Bible.

Matthieu dans son évangile, nous explique dans les versets 21, 22 et 23 que Christ enseigne qu’il faut plus que « du Dire » dans notre vécu sur la terre pour aspirer devenir membre de la cour du Royaume des cieux.

Que renferment ‘‘le dire et le faire’’ ? Nous essayerons de répondre à la question en décortiquant ce passage porté à notre méditation.

Nous pouvons scinder le passage en deux (02) parties :

·         Partie 1: le verset 21
Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : ‘‘ Seigneur, Seigneur’’ qui entreront dans le Royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les cieux.

·         Partie 2: Du verset 22 au verset 23
Quand viendra le jour du jugement, beaucoup me diront : ‘‘Seigneur, Seigneur, nous avons transmis en ton nom des messages reçus de Dieu, nous avons chassé en ton nom des esprits mauvais, nous avons accompli en ton nom de nombreux miracles !’’ Alors je leur déclarerai : ‘‘ Je ne vous ai jamais connus ; éloignez-vous de moi, vous qui commettez le mal !’’

Ces deux parties nous renvoient à la réalité des différents aspects de la vie / foi chrétienne (la profession de notre foi en christ, la pratique des vertus et la foi authentique qui sauve)  

La partie 1 nous parle de profession de foi, une profession de foi réelle et sincère car ici nous avons la reconnaissance de Christ comme Seigneur « Seigneur, Seigneur ». Cependant, l’accent mis sur le « pas tous » qui nous indique qu’il y a une classification des personnes, ce ne seront pas tous ceux qui proclamerons haut et fort que Christ est leur Seigneur et qui sont pleins de zèle pour l’œuvre de Dieu qui entreront dans le royaume des cieux.

La profession de foi bien que réelle, mais faite du bout des lèvres n’est pas un gage de salut. Il faut un plus, le ‘‘le faire’’, qui consiste à vivre réellement cette profession de foi, en être des témoins vivants de par notre agir, avoir cette foi véritable, authentique, qui sauve : qui se manifeste par la pratique de la volonté de Dieu. Plus qu’une simple obéissance aux lois de Dieu, cela passe par notre allégeance totale et parfaite à Christ (de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est Christ qui vit en moi… Galates 2,20), ainsi de par cette foi nous serons sauvés par la grâce que Dieu nous fait (nul ne peut aller au Père sans passer par le Fils Jean 14,6). 

En allant encore plus loin dans son raisonnement, dans la partie 2, Christ nous confronte à ce qui peut être le résultat d’une réflexion suite à notre frustration sur le fait qu’il ne suffit pas d’avoir foi en lui pour être admis dans le royaume.

En effet, pour ceux qui auront eu à exercer des charismes, face au Juge qui leur refusera l’accès, ils pourront récriminer en exprimant leur incompréhension en disant ‘‘mais Seigneur, dans notre vie nous avons portés des fruits, ton Esprit à œuvrer en nous, nous avons été des disciples de ton évangile en donnant des prophéties, en guérissant des malades, en chassant des démons, en accomplissant des miracles et tout ceci en ton nom’’. Légitime est cette réaction, car tous ces faits sont des expériences spirituelles spectaculaires qui ne peuvent être données à tous d’accomplir encore moins à l’humain lambda et pourtant cela ne constitue aucune garantie de salut.

«Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi, vous qui commettez le mal ! » Aie ! Cela est très dur!  Dans cette 2ème partie qui décrit le jugement, Christ s’identifie ici comme le juge, celui qui sonde la vérité de notre cœur, de notre âme. Il nous ramène à notre réalité mensongère, certes avons-nous œuvré en son nom, mais comment l’avons-nous fait? De par proclamation ou de par notre vie? Non, il ne saurait connaître quelqu’un qui n’était pas soumis à sa personne. Il ne saurait connaître quelqu’un qui ne pratiquait pas ce qu’il proclamait. Il ne saurait connaître quelqu’un dont la vie n’est pas témoignage de son enseignement. Non, il ne connaît pas celui qui « Dit » et qui ne « Fais » pas.

Matthieu 7, 21-23 est un enseignement pour chacun de nous, quel que soit notre génération, notre niveau spirituel... Il nous invite à accepter de mourir crucifier à la croix avec Christ par amour pour lui et nous efforcer de ne faire qu’un avec Lui pour bénéficier de la pure grâce de rédemption offerte par le Père. Que notre marche à la suite de Christ ne soit pas que du bout des lèvres mais un témoignage de vie.

Puisse l’Esprit de Dieu guider chacun de nos pas tout au long de ce pèlerinage.



M-H_Dmi,
La petite fleur du Christ




« Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevé. » Luc 10, 41-42

A la lecture de ce passage l’on est tenté de penser que le Seigneur réprimande Marthe et prend parti pour Marie. Mais la problématique ne serait-elle pas de savoir quelles sont les raisons qui poussent Jésus à interpeller Marthe et à comprendre quelle est la nature du choix de Marie pour qu’il soit qualifié de « meilleure part » ?
Parcourons le texte depuis le verset 38 jusqu’au verset 42 :
·         Jésus étaient en chemin avec ses disciples et il rentra dans un village : ses disciples l’ont-ils accompagnés chez Marthe? (Si oui, que de monde à recevoir! Comment ne pas être habiter par un grand stress ?)

·         Marthe était toute affairée aux nombreux travaux du ménage, à tout préparer pour le repas : ceci est la description d’une femme active à tout bien organiser afin d’offrir le meilleur accueil, à son invité ou ses invités (ne sachant pas exactement le nombre de personnes reçues).

·         Marthe dit au Seigneur : ‘‘ Cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule accomplir tout le travail ? Dis-lui donc de m’aider’’ : La manière de parler à Jésus, nous montre l’intimité qui existe entre Marthe et son Seigneur. Cependant à travers ce passage, nous voyons que Marthe interpelle le Seigneur afin qu’il rappelle sa sœur à l’ordre. Elle aurait bien pu dire directement à Marie de venir l’aider. Ici, nous pouvons dire que Marthe se fait juge de ce qui est important, essentiel à cet instant précis au point de dire Seigneur : «  dit à ma sœur d’arrêter de t’admirer et qu’elle prenne le balais pour m’aider. ».

·         Jésus dit à Marthe : ‘‘ Marthe, Marthe tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses, mais une seule est nécessaire’’ : Le Seigneur ne reproche pas à Marthe son acharnement à la tâche. Il loue ses efforts mais lui rappelle avec amour et tendresse comme un bon ami, qu’elle s’y perd. Ainsi pouvons-nous dire : «  Marthe, c’est bien ce que tu fais: tes efforts pour que le repas soit bon et que je sois satisfait sont louables. Mais Marthe, tu oublies une chose: je suis venu chez toi, en ta demeure et toi tu es tellement affairée à la tâche que tu ne trouves même pas du temps pour m’écouter, entendre la nouvelle que je t’apporte. De tout cela une chose est nécessaire: être à mon écoute. ».

·         Marie a choisi la meilleure part elle ne lui sera pas enlevée : Contrairement à Marthe, Marie a choisi d’écouter le Seigneur, d’entendre la bonne nouvelle qu’il est venu leur apporter. A son départ, de toute cette agitation Marie aura retenu le message que le Seigneur était venu leur communiquer tandis que Marthe se souviendrait de tout le stress et de son propre souci de maîtresse de maison qu’il y a eu lors de la visite de Jésus. Du coup, Marie a, elle, la meilleure part de la visite de Jésus : des instants privilégiés avec lui.

Loin, d’être un appel à délaisser nos activités et passer tout notre temps à l’Eglise, ce texte est une invitation du Seigneur, pour chacun de nous, à rechercher, mais surtout à trouver la meilleure part comme Marie dans nos activités de tous les jours : à savoir être à son écoute.

Marthe peut-être, ici considérée comme la caricature du zèle apostolique, et comme le Seigneur le lui rappelle, à chacun de nous aussi, il rappelle qu’il est bon et louable d’être affairé à la tâche mais de ne pas oublier l’aspect contemplatif de notre vie spirituelle. Vers lui nous devons avoir le regard tourné. Il nous faut trouver des moments où nous ferons abstraction de tout bruit et de tout souci, que nous les lui accorderons.

Que l’Esprit Saint nous guide dans notre marche à la suite du Christ ! Amen.


M-H_Dmi,

La petite fleur du Christ