lundi 17 juillet 2017
samedi 27 mai 2017

Au
jardin des Oliviers,
Assis
sur un rocher,
Tu
sens l’heure de ta destinée
A
grands pas s’approcher.
Conscient
que tes amis t’abandonneront,
Pis,
que les plus proches te renieront,
Tu
te gardes des révoltes de cette agonie amère,
Le
cœur demeurant soumis à la Volonté de Ton Père.
Face
à cette coupe qui, dans le dos, donne tant froid,
Ta
tristesse est palpable et réelle,
Mais
ton obéissance est encore plus forte.
Ton
être tout entier tremble d’effroi
A
cause de cette offrande sacrificielle,
Et des douleurs qu'elle comporte.
De
nous aimer comme Toi-même, Tu l’as voulu.
Crucifier
ta volonté à celle du Père, Ton cœur l’as accepté,
En
buvant à la si douloureuse coupe de notre salut.
Sur
le bois du supplice, Tu t’es laissé être l’agneau à immoler
Car,
Tu ne voulus perdre aucun de ces petits.
Ô
mon Bon Ami, que Ton amour est folie !
Ce
brin de folie, pourrais-je en faire preuve?
Cela
me saurait être difficile, voire impossible !
Et
pourtant, cette soif n’en est pas moins inadmissible.
Insatiable
elle continuera à l’être sauf si, à Ta source d’amour, Tu ne l’abreuves.
M-H_Dmi, La petite Fleur du Christ
mercredi 24 mai 2017
‘‘
Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé’’ Luc 18,14
L’intérieur au-delà des apparences est l’intitulé que
nous avons donné à ce passage qui illustre la prière de deux hommes de statuts
socio-religieux opposés.
Comme le dicton « Tout ce
qui brille n’est pas or » nous l’indique, les apparences sont
parfois trompeuses et il faut savoir que tous ceux qui paraissent pieux ne le
sont pas forcément.
Le passage de Luc 18, 9-14,
qui relate une des paraboles du Christ est une invite à une vie spirituelle
intérieure vraie pure, humble et profonde allant au-delà des apparences que
nous affichons.
‘‘L’intérieur au-delà des
apparences’’. Décortiquons la parabole du Pharisien et du Publicain.
è
Dès l’entame de son
texte, Luc nous fait savoir la caractéristique de l’auditoire auquel était
adressée cette parabole : « ceux qui se flattaient d’être justes aux yeux de
Dieu et qui méprisaient les autres » Luc 18, 9.
Nous pourrions
interpréter cela par tous ceux qui :
- ont une position religieuse « noble »,
- sont assidus dans la prière et le jeûne,
- font preuve de charité en payant scrupuleusement la dîme
- sont respectueux des règles et rites religieux…
Et qui méprisent ceux
qu’ils qualifient de païens, qui ne respectent pas à la lettre les règles de
piété qui les incombent.
(A cette époque, ceux là étaient les pharisiens, les maîtres
de la loi… mais chacun de nous peut s’y identifier car bien souvent nous avons l’impression, le sentiment d’être saints, parfaits, ce qui entraîne la
plupart du temps la comparaison avec les autres, et ce toujours à notre
avantage.)
Pour cet auditoire, le
Christ met en relief une histoire s’articulant autour de deux personnages bien
spécifiques :
- Un pharisien : il appartient à la « caste » la plus influente du judaïsme, celle des « purs et durs ». Ils jouissaient d’un grand respect auprès du peuple juif. Ils mettaient en pratique scrupuleusement la loi, à tous les détails de la vie quotidienne, ils prient, jeûnent et font des aumônes. Mieux, ils s’imposaient souvent une rigueur dépassant même celle que la loi exigeait. C’était des personnes remarquables.
- Un publicain : il était tout le contraire du pharisien. Autant le pharisien était bien perçu, autant le publicain était détesté de tous. Les publicains étaient des juifs qui collaborent avec les autorités romaines qui leur affermaient les taxes et impôts. Ils étaient riches et menaient une vie fastueuse, plus proche de la culture gréco-romaine païenne que des préceptes juifs. Les juifs pieux les haïssaient : ils ne leur parlaient pas, ne les touchaient pas et ne mangeaient pas avec eux car ils étaient « impurs » puisqu’ils touchaient l’argent idolâtrique, celui des romains à l’effigie des empereurs païens.
Qui montent tous
deux dans le temple (Luc 18,10) .
Ces deux hommes qui
montent au temple sont deux archétypes de l’être humain et du chrétien, aux
antipodes l’un de l’autre.
Cependant, ceux-ci
font une même démarche, et non des moindres : « Ils
montent au Temple pour prier ».
Le temple était considéré par les Israélites comme la résidence de Dieu sur terre. C’était le lieu
où étaient offerts les sacrifices à Dieu (contrairement
aux synagogues qui n’étaient que les lieux de culte).
Ainsi, ces deux hommes
décident d’aller à la rencontre de Dieu, par élévation de leur esprit.
Si l’on s’arrêtait à
ce verset, la logique aurait voulu que l’homme dont la prière aurait été agréée par le Seigneur soit le Pharisien, ‘‘le saint homme’’ ! Mais poursuivons
notre étude.
è
Observons l’attitude
des deux hommes une fois entrés dans le temple.
Le pharisien et le
publicain font une même démarche mais une fois dans le temple leurs attitudes
diffèrent.
En effet, comme Luc
nous le rapporte dans les versets 11, 12 et 13, le pharisien (l’homme saint,
adulé par tous,) a une attitude de suffisance, tandis que le publicain (le
collecteur d’impôt, méprisé par tous) a, lui, une attitude d’humilité.
-
L’attitude du pharisien (Luc 18,11-12)
«Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : ‘‘ Ô
Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui
sont des voleurs, mauvais et adultères ; je te remercie de ce que je ne
suis pas comme ce collecteur d’impôts. Je jeûne deux jours par semaine et je te
donne le dixième de tous mes revenus.’’ »
·
Debout, priait en lui-même : une posture
de fierté, il s’écoute prier, fier de lui.
·
Ô Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le
reste des hommes : waouh! Une
action de grâce très particulière ! Il rend grâce à Dieu, non pas pour la grâce
reçue, mais pour la qualité de sa personne, pour sa droiture sans aucune
compassion pour ceux qui peinent à suivre et mettre en pratique les
commandements. Une attitude de personne imbue de sa propre bonté.
·
Qui sont des voleurs, mauvais et adultères : il se fait
juge or Dieu est l’unique juge. C’est lui qui justifie le juste et condamne
l’impie.
·
Je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d’impôts : il rend grâce à Dieu
en s’auto-satisfaisant et méprisant un individu qu’il ne connaît absolument
pas.
·
Je jeûne deux jours par semaine et je te donne le dixième de
tous mes revenus : c’est un
homme d’exploit, il rappelle à Dieu qu’il observe la loi, mieux, il fait beaucoup
plus que ce qui lui incombe car lui il jeûne deux fois par jour alors qu’il est
de devoir de jeûner une fois par an pour les Israélites (le jour des
expiations) et payait la dîme sur tous ses revenus tandis qu’il était prescrit
de prélever la dîme sur les produits de la terre après la récolte.
Un homme remarquable
avec des réalisations religieuses impressionnantes, mais dont le cœur ne
reflète pas la moindre trace de la reconnaissance de la grâce de Dieu dans sa
vie. Empreint d’orgueil, il se suffit à lui-même faisant montre de sa minutie
dans l’observance de la loi, méprisant les autres hommes jusqu’à calomnier
ce publicain qui lui est totalement inconnu.
Cet homme à l’allure
pieuse, que tout le monde estime, du rang noble qu’il occupe dans la hiérarchie religieuse, n’est au fond de lui-même que l’opposé de cette noblesse. Il arrive
même à se mettre à la place de Dieu en se justifiant lui-même.
-
L’attitude du publicain (Luc 18, 13)
« Le collecteur d’impôts, lui, se tenait à distance et
n’osait pas même lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine
et disait ‘‘ Ô Dieu, aie pitié de moi qui suis un pécheur’’»
·
Se tenait à distance et n’osait même pas lever les yeux vers
le ciel : c’est avec une bien mauvaise conscience que le publicain
s’est rendu au temple. Accablé par son indignité, il n’ose pas avancer prêt du
sanctuaire et encore moins fixer son regard vers le ciel.
·
Il se frappait la poitrine : Son
geste marque son désarroi, la tristesse dans laquelle son âme est plongée du
fait de la peine causée à Dieu.
·
Ô Dieu, aie pitié de moi : Il
élève une supplication au Seigneur (Seigneur, que mes péchés soient
expiés) ; Il implore Sa
miséricorde.
·
Moi qui suis un pécheur : Le publicain se reconnait
coupable devant Dieu, il n’avait rien pour impressionner Dieu, rien pour se
justifier. Les mains vides, il présente l’état de son âme, celle du pécheur qui
sans la grâce infini du Seigneur, n’est rien.
Un homme remarquable
avec pleins de défaut, méprisé par la société, mais dont le cœur reflète une
grande humilité, une reconnaissance de la magnanimité de Dieu.
Qui aurait cru qu’un tel païen pouvait prendre le chemin du temple, jusqu’à s’abandonner totalement à Dieu, dans toute sa faiblesse ? Fait étonnant, et édifiant !
Qui aurait cru qu’un tel païen pouvait prendre le chemin du temple, jusqu’à s’abandonner totalement à Dieu, dans toute sa faiblesse ? Fait étonnant, et édifiant !
Un contraste
inattendu, assez bouleversant.
Luc nous rapporte au
verset 14 que le Christ affirma : « Je vous
le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l’autre non ». Une sentence choquante mais qui nous rappelle à l’ordre.
Dans son incertitude à
pouvoir gagner la miséricorde du Seigneur, le pécheur de par son humilité fut
justifié tandis que celui qui fut plein de confiance en l’assurance de son
salut déjà bien gagné, n’eut été sauvé du fait de sa suffisance.
è
A l’image du
pharisien, un faux sentiment d’assurance nous amène parfois à croire que nous
sommes meilleurs que les autres dans ce pèlerinage à la suite du Christ. Il nous pousse de même à nous appuyer sur Dieu avec notre vertu oubliant ou feignant d’ignorer
notre faiblesse si grande et si profonde qui est le véritable état de notre
âme.
Emporté dans la
jouissance des « grâces » que notre grand zèle pour les choses de
Dieu nous procure, nous en arrivons même à perdre de vue l’essentiel, la
disposition de notre cœur, l’amour que Dieu recherche en nous, l’humilité qu’il
recherche en nous, cette image parfaite et réelle de Lui qu’il voudrait
retrouver en nous. Oui, Dieu n’est pas centré sur lui-même, il permet la
création et se donne toujours et nous en sommes tout le contraire.
Seigneur, donnes-nous
la grâce de pouvoir grandir dans la reconnaissance continuelle de ta bonté, de
ta grâce et de ta miséricorde. Apprends-nous à t’aimer dans notre prochain, à
ne pas nous établir juge des autres, à apprendre à nous abaisser, à taire nos
suffisances et à nous appuyer sur toi avec nos faiblesses. Amen
Puisse l’Esprit de
Dieu guider chacun de nos pas tout au long de ce pèlerinage sur terre.
M-H_Dmi, la petite fleur du Christ
mardi 23 mai 2017
Quand
je contemple les cieux,
Mon
cœur se dit tout heureux
D’avoir
connu ce merveilleux,
Qui
n’es que don de Dieu !
Mon
être entier s’exclame,
Dans
une louange d’amour.
Et
en moi, d’ardeur se ravive la flamme
De
mon zèle, pour de longs jours
Plus
de peines, plus de colères:
Mon
cœur se veut moins amère.
Plus
d’amour, plus de sourire:
Mon
être se veut débordant de la joie de vivre.
Des
briques ! Qu’il m’en tombe sur la tête !
Cela
pour moi n’est plus une tragédie.
Eh
oui ! Les jours d’épreuves sont devenus des jours de fête,
Et
j’arrive à en faire de joyeuses parodies.
Ô
mon Bon Ami ! Qu’il m’a tardé de comprendre l’important.
Et
mieux, de saisir le nécessaire.
Fort
heureusement, c’est Vous qui disposez du temps.
Sinon,
j’en serais encore là, à me torturer les viscères.
Je
Vous ai connu, je Vous ai trouvé.
Je
Vous ai gagné, je Vous ai aimé.
Soyez
en sûr, d’une semelle, point je ne vous lâcherai.
Et
chaque jour de mon mieux, pleinement et saintement, (Votre chair) je Vous dévorerai.
M-H_Dmi, La petite Fleur du Christ,
Le 23 Avril 2017
lundi 22 mai 2017
mercredi 19 avril 2017
lundi 27 février 2017
Très chers (chères), l'année 2016 s'est écoulée avec son lot de difficultés et d'opportunités, d'échecs et de réussites, de tristesses et d'allégresses, de paresses et d'ardeurs,...
A nous, s'ouvre l'année nouvelle, 2017!
Une année pleine de nouveaux défis et de challenges à relever. Un nouveau départ certes, mais une continuité des entreprises lancées.
Et c’est avec un cœur plein de joie et de reconnaissance que nous élevons nos louanges d’actions de grâces au Dieu très haut. Et profitons de l’occasion pour lui consacrer cette nouvelle année d’exercice.
2017 ! Nous t’avons pleinement entamé…
Sur nos lauriers, nous ne pouvons pas et ne devons pas nous reposer, car le monde, lui, poursuit son évolution et notre mission en tant que Chrétien est de prendre une part active à son développement.
De notre tiédeur des années précédentes, nous devons (en) sortir et brandir bien haut notre bâton de pèlerin tout en nous lançant sur le chemin à la suite de Christ.
2017, pour By S., sera un renouveau, dans sa marche à la suite du Christ. Au-delà de ne prendre que des résolutions, nous nous voulons et serons beaucoup plus actifs dans la mission d'évangélisation qui nous a été confiée. Et cela, en étant beaucoup plus présents sur la toile, avec des enseignements, des exhortations et des partages d’expériences qui permettront à nos lecteurs d’améliorer leur marche à la suite de notre Seigneur Jésus-Christ en recherchant la sainteté à l'image de notre Père céleste qui est saint (Matthieu 5,48).
Par ailleurs, nous avons décidé de commencer nos publications à partir de Février, plus précisément après le 12, jour de notre anniversaire, pour marquer véritablement ce renouveau. Et notre plus grand défi, en ce nouvel exercice, sera de respecter la fréquence de nos publications, surtout pour les rubriques à chronogramme fixe. Puisse Notre Seigneur Jésus-Christ nous éclairer et nous guider par son Esprit Saint afin que nous atteignions les objectifs que nous nous sommes fixés.
Enfin, à vous chers lecteurs, qui nous suivez de par le monde depuis la toile, nous disons un grand merci et prions afin que le Seigneur vous bénisse davantage au travers de nos différentes publications.
Bonne, sainte, heureuse et fructueuse année d’exercice!!!
Que 2017, soit pour By S. et ses lecteurs une véritable année d’accomplissement à tous les niveaux.
Chaleureusement, la rédactrice en chef
Mlle Sokhna Marie-Hélène SARR
M-H_Dmi, la petite Fleur du Christ
lundi 13 février 2017
lundi 2 janvier 2017
mardi 6 décembre 2016
« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : ‘‘Seigneur, Seigneur’’, qui entreront dans le Royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les cieux. » Matthieu 7, 21
Matthieu 7, 21-23 traduit une partie du sermon de Christ sur la montagne. Ce passage est une invite à la quête véritable de Dieu le Père au travers de son Fils (Car nul ne connait le Père que s’il connait le Fils, et ne peut faire la volonté du Père qu’en suivant les enseignements donnés par le Fils).
Nous avons intitulé ce passage « Dire et faire », inspirés par la traduction Français courant de la Bible.
Matthieu dans son évangile, nous explique dans les versets 21, 22 et 23 que Christ enseigne qu’il faut plus que « du Dire » dans notre vécu sur la terre pour aspirer devenir membre de la cour du Royaume des cieux.
Que renferment ‘‘le dire et le faire’’ ? Nous essayerons de répondre à la question en décortiquant ce passage porté à notre méditation.
Nous pouvons scinder le passage en deux (02) parties :
· Partie 1: le verset 21
Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : ‘‘ Seigneur, Seigneur’’ qui entreront dans le Royaume des cieux, mais seulement ceux qui font la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
· Partie 2: Du verset 22 au verset 23
Quand viendra le jour du jugement, beaucoup me diront : ‘‘Seigneur, Seigneur, nous avons transmis en ton nom des messages reçus de Dieu, nous avons chassé en ton nom des esprits mauvais, nous avons accompli en ton nom de nombreux miracles !’’ Alors je leur déclarerai : ‘‘ Je ne vous ai jamais connus ; éloignez-vous de moi, vous qui commettez le mal !’’
Ces deux parties nous renvoient à la réalité des différents aspects de la vie / foi chrétienne (la profession de notre foi en christ, la pratique des vertus et la foi authentique qui sauve)
La partie 1 nous parle de profession de foi, une profession de foi réelle et sincère car ici nous avons la reconnaissance de Christ comme Seigneur « Seigneur, Seigneur ». Cependant, l’accent mis sur le « pas tous » qui nous indique qu’il y a une classification des personnes, ce ne seront pas tous ceux qui proclamerons haut et fort que Christ est leur Seigneur et qui sont pleins de zèle pour l’œuvre de Dieu qui entreront dans le royaume des cieux.
La profession de foi bien que réelle, mais faite du bout des lèvres n’est pas un gage de salut. Il faut un plus, le ‘‘le faire’’, qui consiste à vivre réellement cette profession de foi, en être des témoins vivants de par notre agir, avoir cette foi véritable, authentique, qui sauve : qui se manifeste par la pratique de la volonté de Dieu. Plus qu’une simple obéissance aux lois de Dieu, cela passe par notre allégeance totale et parfaite à Christ (de sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est Christ qui vit en moi… Galates 2,20), ainsi de par cette foi nous serons sauvés par la grâce que Dieu nous fait (nul ne peut aller au Père sans passer par le Fils Jean 14,6).
En allant encore plus loin dans son raisonnement, dans la partie 2, Christ nous confronte à ce qui peut être le résultat d’une réflexion suite à notre frustration sur le fait qu’il ne suffit pas d’avoir foi en lui pour être admis dans le royaume.
En effet, pour ceux qui auront eu à exercer des charismes, face au Juge qui leur refusera l’accès, ils pourront récriminer en exprimant leur incompréhension en disant ‘‘mais Seigneur, dans notre vie nous avons portés des fruits, ton Esprit à œuvrer en nous, nous avons été des disciples de ton évangile en donnant des prophéties, en guérissant des malades, en chassant des démons, en accomplissant des miracles et tout ceci en ton nom’’. Légitime est cette réaction, car tous ces faits sont des expériences spirituelles spectaculaires qui ne peuvent être données à tous d’accomplir encore moins à l’humain lambda et pourtant cela ne constitue aucune garantie de salut.
«Je ne vous ai jamais connus, éloignez-vous de moi, vous qui commettez le mal ! » Aie ! Cela est très dur! Dans cette 2ème partie qui décrit le jugement, Christ s’identifie ici comme le juge, celui qui sonde la vérité de notre cœur, de notre âme. Il nous ramène à notre réalité mensongère, certes avons-nous œuvré en son nom, mais comment l’avons-nous fait? De par proclamation ou de par notre vie? Non, il ne saurait connaître quelqu’un qui n’était pas soumis à sa personne. Il ne saurait connaître quelqu’un qui ne pratiquait pas ce qu’il proclamait. Il ne saurait connaître quelqu’un dont la vie n’est pas témoignage de son enseignement. Non, il ne connaît pas celui qui « Dit » et qui ne « Fais » pas.
Matthieu 7, 21-23 est un enseignement pour chacun de nous, quel que soit notre génération, notre niveau spirituel... Il nous invite à accepter de mourir crucifier à la croix avec Christ par amour pour lui et nous efforcer de ne faire qu’un avec Lui pour bénéficier de la pure grâce de rédemption offerte par le Père. Que notre marche à la suite de Christ ne soit pas que du bout des lèvres mais un témoignage de vie.
Puisse l’Esprit de Dieu guider chacun de nos pas tout au long de ce pèlerinage.
M-H_Dmi,
La petite fleur du Christ











